Philippe Calone

Filets, Lignes - Courseulles-sur-mer

La pêche : une histoire de famille

C’est auprès de son père et son grand-père, pêcheurs méditerranéens, que Philippe a appris le métier dès son plus jeune âge. Il côtoie depuis de longues années, Oliver et Didier Ranc, pêcheurs de la presqu’île de Saint-Mandrier que l’on connait bien chez Poiscaille.

Venu en Normandie pour ses études, il achète son bateau et devient pêcheur professionnel sur le tard à Courseulles-sur-mer.

La polyvalence au coeur du métier

La journée de pêche de Philippe commence avant le lever du soleil, l’horaire variant en fonction des marées et de la météo. Selon la période de l’année, il diversifie au maximum les techniques :

  • Pendant la saison chaude entre avril et octobre le temps est généralement clément. Les sorties sont consacrées à la pêche à la canne pour cibler le bar ou le maquereau. Philippe se laisse dériver pour ferrer les poissons à l’aide de leurres. Autour des têtes de roche, il cale également des palangres avant le lever du soleil qu’il relève quelques heures plus tard pour cibler le lieu jaune et les tacauds
  • À partir d’octobre, Philippe travaille au filet. Le filet trémail est mis en pêche pendant la nuit pour cibler les poissons plats dont la plie et le turbot, véritables stars de la Manche. Le filet droit peut être calé au petit matin et relevé en fin de matinée. Il lui permet de capturer le bar, le lieu jaune, le tacaud ou la vieille. En été, les passages d’araignées et les bloom d’algues laminaires obstruent les filets et lui donnent trop de travail au démaillage. Pendant cette période il évite donc les sorties au filet pour se consacrer à la pêche de ligne.

En utilisant filets et lignes conjointement, Philippe s’assure des sorties réussies tout en ayant un impact très modéré sur l’environnement et les espèces. Cela lui permet également d’obtenir une grande diversité d’espèces dans les captures, une aubaine pour les Casiers de la mer !

Valoriser les espèces oubliées

Avec Philippe, chez Poiscaille on aime les espèces oubliées. Bien traitées à bord et distribuées moins de 48h après la sortie de l’eau, on a la certitude de déjouer tous les pronostics chez les abonnés.
Une grande partie des pêcheurs préfèrent aujourd’hui jeter ces poissons morts à l’eau plutôt que de les débarquer pour les commercialiser en criée, faute de prix et de débouché. Un effet pervers du marché des produits de la pêche.

L’un des projets phares de Philippe est de proposer aux petits pêcheurs de Port en Bessin une solution pour la commercialisation de ces espèces mal aimées en les transformant selon ses recettes typiques : la soupe de poisson et une bouillabaisse revisitée à la sauce normande. Le projet de construction d’un atelier de transformation est lancé et une cagnotte de financement participatif en discussion. On partagera bientôt !

Espèces : bar, vieille, sole brune, plie, turbot, dorade grise, tacaud, lieu jaune

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