Sébastien Mortier

De la pêche traditionnelle à la palangre calée

Sébastien est finistérien d'origine, il est installé à cavalaire depuis une quinzaine d'année.
C'est au côté de marins italiens qu'il a découvert et appris la technique de la palangre il y a une dizaine d’années.
Il a depuis racheté l’ancien bateau d’un autre pêcheur du réseau Poiscaille, Frédéric Reste, et pratique la palangre et le filet droit avec son matelot toute l’année, au large du golfe de Saint-Tropez.

La dorade rose, le severeau, le griset et le thon rouge

La pêche favorite de Sébastien, c’est celle de la dorade rose qu’il va capturer sur les acores. Mais c'est quoi les acores ? Rien à voir avec la musique :)
Des zones en bordure des fosses où le fond plonge rapidement. On se situe entre 100 et 150 mètres de fond.

Sébastien pose et relève ses lignes dans la même sortie. Il quitte le port vers 2h du matin pour aller poser 4 à 5 palangres, chacune dotée d'une centaine d'hameçons, appâtés avec un morceau de sardine.
Les lignes sont relevées au lever du jour, elles ne restent que quelques heures à l'eau.
Deux avantages à cette pratique :

  • les poissons sont tous remontés vivants, les plus petits peuvent repartir
  • aucun risque de voir la ligne s'emmêler dans les roches, embarquées par le courant de fond ou un énorme poisson

En bonus il capture également d'énormes chinchards à queue jaune, appelés localement sévereaux. Ils mordent à la remontée des hameçons, le brillant suffit à les leurrer.

Et on attend avec impatience les pêches estivales, à la recherche des thons rouges et des espadons, également capturés à l'hameçon.

Préserver la petite pêche Méditerranéenne.

Sur cette zone, les ligneurs sont les seuls à pouvoir pêcher, les chalutiers ne peuvent exploiter les fonds rocheux et escarpés.
Cependant, Sebastien constate une baisse de la ressource depuis qu'il pêche sur le secteur. Les excès du passé menacent aujourd'hui la pérennité de cette pêche méditerrannée typique, à petite échelle.

On est donc particulièrement fiers de pouvoir soutenir ces pratiques et savoir-faire. Et on espére que les appétits des grands navires ne viendront pas fragiliser les stocks en cours de reconstitution.
On rêve même de pouvoir soutenir d'autres pêcheurs à s'installer, en leur garantissant toujours un débouché à bon prix.

Aide