Thierry Calarnou

Ligne – Quiberon

Thierry s’est installé il y a quelques années après avoir travaillé sur les exploitations ostréicoles puis comme matelot à la pêche entre la Baie de Quiberon et les îles de Houat, Hoëdic et Belle-Île.

Dorade Grise, Bezu, Griset

Ce sont tous les noms que l'on peut croiser pour les dorades que Thierry cible entre avril et octobre.
La pêche se pratique à la canne à pêche, le navire est soit ancré soit en dérive sur le coin de pêche et trois lignes sont tendues sous le bateau. Pour garder le banc de dorades à proximité, elles sont appâtées grâce à une mixture composée principalement de sardines écrasées. Sur ses hameçons, Thierry prend soin de ses dorades grises et leurs prépare des appâts de choix comme des coques, des vernis ou des morceaux de calamars.

En général, la pêche se fait par passages - les « rafales » comme les appelle Thierry – les poissons sont présents en nombre et les touches se succèdent à un rythme effréné ! Il faut être réactif car la journée de pêche se joue dans ces moments précis !

Thierry part tous les matins avant le lever du soleil pour arriver au petit jour sur les zones de pêche. Avec le chapelet d’îles tout autour et les lumières du petit matin, on se dit qu’il y a vraiment pire comme cadre de boulot ! D’ailleurs, Thierry nous confie qu’il aurait vraiment du mal à travailler ailleurs que dans cet endroit magnifique.

Une qualité - Ikejime

Thierry est un perfectionniste ! Il prend le plus grand soin de ses poissons afin de nous proposer une qualité exceptionnelle.

Une fois décrochées de l’hameçon, les poissons sont mis dans un vivier recouvert d’un linge humide pour les protéger du soleil et les faire déstresser. Ensuite, Thierry abattra les plus belles pièces avec la méthode japonaise de l’ikejime. Pour obtenir une qualité exceptionnelle, la température des dorades est ensuite abaissée grâce à un mélange d’eau et de glace.

L'ikejime est très à la mode sur le port de Quiberon où Daniel Kerdavid a apporté son savoir-faire à beaucoup de pêcheurs et a d’ailleurs fait découvrir cette méthode à Thierry. Depuis, il se perfectionne tous les jours et nous avoue qu’il faut un temps conséquent avant d’en maîtriser les principes de base et qu’il faut certainement toute une vie pour devenir un véritable maître ikejime !