
đ» Radio Ponton #353 - les grandes marĂ©es pour rĂ©veiller les bars et les merlus ?
đ MĂ©tĂ©o de la semaine passĂ©e : la houle limite encore la reprise
Le temps Ă©tait globalement orientĂ© au beau cette semaine, on a vu un peu plus de bateaux en mer que la semaine derniĂšre. Mais la houle Ă©tait encore bien prĂ©sente, ce qui a limité les sorties d'une partie des pĂȘcheurs, notamment les ligneurs avec les plus petites unitĂ©s.
Les petits coefficients ont favorisĂ© les pĂȘches au filet, ce sont d'ailleurs les fileyeurs du FinistĂšre qui ont assurĂ© une grande partie des paniers cette semaine. Mickael Jouis, Aymeric Ropars, et Anthony Landrein, un tout nouveau pĂȘcheur embarquĂ© rĂ©cemment dans le rĂ©seau, ont tous fait de belles pĂȘches toute la semaine. Les vents suffisamment faibles, les coefficients trĂšs bas qui limitent le courant, la houle modĂ©rĂ©e mais prĂ©sente qui fait bouger le poisson, tous les ingrĂ©dients Ă©taient rĂ©unis.Â
Sur la majoritĂ© du territoire, les pĂȘcheurs sont encore déçus des sorties, l'eau reste froide et les poissons de printemps se font attendre. Avec le prix du carburant Ă©levĂ©, plusieurs pĂȘcheurs ont prĂ©fĂ©rĂ© rester au port que de tenter des sorties "Ă blanc" pour essayer de trouver le poisson, les espoirs de bonne surprise Ă©taient trop faibles.
đ Le Casier de la semaine : la diversitĂ© des pĂȘches au filet
Les pĂȘcheurs au filet capturent une grande diversitĂ© de poissons, difficile donc d'annoncer une menu en particulier. Ils ont en gĂ©nĂ©ral une espĂšce cible, mais elle s'accompagne d'autres espĂšces, dont la proportion varie fortement.
En ce moment, ce sont les cousins du cabillaud qui dominent les prises : lieu jaune en tĂȘte mais les merlus et merlans sont bien prĂ©sents Ă©galement. Vieilles, dorades grises, grondins tacauds et autres surprises complĂ©taient les prises de la semaine. Les fileyeurs nous ont aussi rĂ©galĂ© d'ailes de raie, cette fois ciblĂ©e avec des filets spĂ©cifiques, avec de trĂšs grandes mailles.
đ L'anecdote de la semaine : les sardines pĂȘchĂ©es Ă l'ancienne dans la Manche
La pĂȘche de la sardine est aujourd'hui dominĂ©e par les chalutiers pĂ©lagiques et les senneurs (appelĂ©s aussi bolincheurs), en immense majoritĂ© incompatibles avec nos critĂšres de durabilitĂ©. Alors quand JĂ©rĂ©my Vincent nous annonce des sardines pĂȘchĂ©es au filet au large du TrĂ©port, autant vous dire qu'on les accueille avec joie. C'est la mĂ©thode de pĂȘche qui dominait par le passĂ©. On rĂȘve de revoir des pĂȘcheurs la pratiquer de maniĂšre rĂ©guliĂšre, comme pour le hareng l'hiver. Et au passage on se rĂ©gale des maquereaux qui sont Ă©galement bien prĂ©sents sur les cĂŽtes de Manche.

Des sardines pĂȘchĂ©es au filet, Ă ne surtout pas laisser passer !Â
Ăcaille d'or : prolongation jusqu'Ă jeudi prochain
Dernier ticket pour gagner un an de paniers !
Les derniers tickets à gratter seront distribués la semaine prochaine, on a ajouté une ultime écaille d'or, avec un an de paniers offerts à la clef.
C'est donc votre ultime chance de faire une commande pour tenter de gagner.
Chaque commande, panier comme boutique, est une chance supplémentaire de gagner !

 đ€ïž Les prĂ©visions mĂ©tĂ©o de la semaine Ă venir
Changement de temps pour lancer les pĂȘches de printemps ?Â
Les pĂȘcheurs sont nombreux Ă espĂ©rer de trĂšs bons rĂ©sultats pour la semaine prochaine. Les grands coefficients et la mĂ©tĂ©o favorables sont porteurs d'espoir.
D'abord le beau temps, un vrai temps de surfeurs : une dépression venue du Groenland stationnera au milieu de l'Atlantique, générant une houle moyenne, parfaite pour faire bouger les poissons sans compromettre les sorties.
Ensuite le vent, orientĂ© plein Est et qui soufflera de maniĂšre continue, avec un pic trĂšs fort mardi. De la houle d'Ouest et du vent d'Est, c'est la recette parfaite qu'attendent les surfeurs. On espĂšre qu'elle fonctionnera aussi pour la pĂȘche ?
Ce qui est trĂšs surprenant c'est la douceur des tempĂ©ratures annoncĂ©es, alors que le vent d'Est est souvent synonyme de fraĂźcheur. En tout cas, on sent que la grande majoritĂ© du rĂ©seau est sur le qui vive !Â
Enfin, ce sont les grandes marĂ©es qui alimentent le plus d'espoir. Les pĂȘches sont un peu au ralenti depuis quelques semaines : les bars se font attendre en Bretagne et les merlus sont timides dans le Pays Basque. Alors ces grands coefficients peuvent attirer les poissons vers la cĂŽte et dĂ©clencher leur appĂ©tit.
On pourrait donc assister Ă cette bascule qu'on attend depuis le dĂ©but du mois. La pĂȘche des gros oursins bretons est terminĂ©e, Nathan Roullot a rangĂ© les bouteilles de plongĂ©e. Le quota de thon rouge de dĂ©but de saison est bouclĂ© dans le Pays Basque, on regarde maintenant du cĂŽtĂ© de la MĂ©diterranĂ©e.
Allez poissons du printemps, c'est le bon moment pour vous signaler !Â
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On croise fort les nageoires pour le retour des bars Ă la cĂŽte !Â
Flambée du carburant : 40 000⏠par mois de manque à gagner pour Poiscaille
Pour le moment, nous absorbons la hausse des prix du carburant.
C'est aujourd'hui 50 centimes de coûts supplémentaires que nous ne répercutons pas sur le prix de votre panier.
C'est un réel effort, l'impact global pour Poiscaille est de 40 000⏠chaque mois. Ce montant serait bienvenus pour améliorer notre trésorerie encore tendue.
Poiscaille va certes beaucoup mieux, et la vague de début d'année ouvre d'excellentes perspectives. Mais cette hausse du carburant freine nettement l'arrivée à une situation optimale, nécessaire pour prolonger notre impact positif sur la décennie à venir.
On craint un autre phénomÚne, plus structurel, sur les prix du poisson.
Globalement, les pĂȘcheurs français vendent leur poisson aux enchĂšres, ils ne peuvent donc pas rĂ©percuter la hausse du carburant sur leur prix de vente. Mais un effet indirect peut arriver. En effet, la France importe 80% du poisson qu'elle consomme. Les exportateurs et grossistes peuvent, eux, augmenter les prix pour compenser la hausse des coĂ»ts. Quand les prix du saumon norvĂ©gien, du cabillaud islandais ou de la crevette vietnamienne augmentent, cela tire tous les prix vers le haut car ils font office de rĂ©fĂ©rence. On a dĂ©jĂ observĂ© cet effet fin 2022, quelques mois aprĂšs le dĂ©but de la guerre en Ukraine. Ceci nous contraindrait alors Ă revoir certains prix Ă la hausse, pour rester intĂ©ressants pour les pĂȘcheurs partenaires.Â
On surveille donc de trÚs prÚs les cours des enchÚres et on vous tiendra bien évidemment informés.
Deux bonnes nouvelles cependant. GrĂące Ă votre fidĂ©litĂ©, certains de nos coĂ»ts de production sont optimisĂ©s, ce qui compense en partie la hausse de prix du carburant.Â
Et la fidĂ©litĂ© est aussi cĂŽtĂ© pĂȘcheurs : nous avons maintenu des prix trĂšs intĂ©ressants cet hiver, mĂȘme quand les cours criĂ©e s'effondraient. Reconnaissants de cet engagement, ils continuent Ă remplir les paniers, sans chercher Ă gagner quelques euros de plus sur des enchĂšres souvent alĂ©atoires.
Encore un exemple de la rĂ©silience de Poiscaille, face Ă des phĂ©nomĂšnes politiques encore moins prĂ©visibles que la mĂ©tĂ©o !Â