La pêche durable concrètement, c'est quoi ?

Frais, DURABLE, éthique. C'est notre devise.

Mais le terme durable on s'y noie.
Alors on vous explique tout ci-dessous.

Durable, raisonnée, écologique, artisanal, petit bateau... beaucoup de termes pour noyer le poisson.


Pour le poisson, les labels ne vont pas assez loin
Le MSC, le logo avec le petit poisson bleu, reste assez superficiel. On pourrait l'assimiler à ce bio que certains qualifient "d'industriel". MSC certifie des pêcheries au chalut, des navires de grande taille, les ONG ne se gênent pas pour l'épingler.
Alors oui le stock labellisé est en bon état. Mais d'un point de vue environnemental (rejets, impact sur les fonds) ou social (conditions de travail et concurrence avec la petite pêche), y a des progrès à faire.

Le bio ne s'applique qu'aux poissons d'élevage. Du saumon écossais nourri à la farine d'anchois du Pérou , ces derniers pêchés par des navires industriels ? On préfère soutenir les pêcheurs de nos côtes en leur achetant les espèces mal valorisées.

Les guides de consommation : une thèse avant chaque visite chez le poissonnier

Ne consommer que du merlan de la zone 7.d.6, pêché à la ligne, entre octobre et mars.
Un exemple de conclusion que l'on pourrait tirer de la lecture de ces guides.
Mais arrivé devant l'étal, point de ce merlan, mais du maquereau de la même zone. Ah mince, sur ce secteur le guide nous déconseille le maquereau de chalut, sa pêche est trop intensive. Allez on va s'acheter du jambon.

La pêche durable - Nos critères


Techniques de pêche douces exclusivement
Ligne, casier, plongée, filet droit, bolinche et pêche à pied uniquement. Pas de chaluts, pas de dragues.
Pourquoi ?
Parce qu'ils engendrent trop de rejets (jusqu'à 40% de leurs prises).
Parce qu'ils abîment les fonds marins.
Parce qu'ils consomment beaucoup de carburant.

Des navires de petite taille

Pas plus de 12 mètres de long.
Au-delà, on considère qu'on sort de la "petite pêche côtière". Avec des navires de cette taille, impossible de partir plusieurs jours en mer. C'est donc le meilleur moyen de garantir des captures à petite échelle. Et des marins qui rentrent tous les soirs chez eux, pour passer du temps en famille.

Pas plus de trois marins à bord sur les fileyeurs

Le filet c'est l'engin qui fait polémique, certaines pratiques sont moins éthiques que d'autres.
En effet, on connaît des navires de 12 mètres, avec 5 marins à bord, qui posent 40 kilomètres de filet par jour. Ça fait des dégâts, ça abîme du poisson, ça éclate des araignées et des tourteaux au maillet, pas le temps de les démêler. Alors on s'interdit les navires qui pêchent au filet avec plus de 3 matelots à bord.

Le système d'abonnement pour éviter les pertes
Grâce au système d’abonnement, on sait de quoi on a besoin pour garnir les Casiers. On achète aux pêcheurs en quantité adaptée et on évite au maximum les pertes.
Avec en bonus la conserve et la fumaison pour encaisser même quand vous êtes en congés.

Trois produits que vous ne trouverez pas dans nos Casiers


La langoustine
Nous aussi on adore ça, et beaucoup de bateaux qui la ciblent font 12 mètres ou moins.
Mais la pêche au chalut au large de le Bretagne pose de gros problèmes de rejets. On encourage les pêcheurs à pratiquer le casier, mais pour le moment on reste à patienter. Homard et bouquets, eux pêchés au casier, permettent de compenser.

Le saumon
Double carton rouge pour le poisson le plus consommé en France : un poisson d'élevage, venu de Norvège ou du Chili. On préfère manger directement les chinchards de nos côtes que les voir partir en farine pour faire des granulés.

Le cabillaud
Quand il est pêché par des navires français c'est au large de l'Irlande et de l'Écosse, au chalut. En majorité il est importé de Norvège et d'Islande. Alors on passe sur le lieu jaune et le merlu, majoritairement de ligne dans nos Casiers.

Je suis convaincu(e), je m'inscris au Casiers de la mer !