Pierre, un passionné de la mer, a commencé sa carrière comme moniteur de plongée avant de devenir pêcheur sous-marin

Pierre Morera, pêcheur à la Londe-les-Maures

On a rencontré Pierre pour la première fois au Salon de l'Agriculture 2020. Monté avec quelques pêcheurs du Var, il est même venu nous aider à tracter des flyers Poiscaille aux visiteurs. Deux ans plus tard, on peut enfin descendre le voir à notre tour sur le port de la Londe-les-Maures.

Ses premiers amours pour la plongée

Né à Marseille, parti pour une carrière de médecin, Pierre a suivi l'appel de la mer lors d'un baptême de plongée dans les Calanques. Rapidement, il s'est diplômé et fut même un temps moniteur en Corse puis sur la Côte d’Azur. Passionné par les animaux vivants sous l'eau, c'est avec un détendeur et une bouteille d'oxygène sur le dos qu'il trouve son équilibre.

Pêcheur sous l'eau

Au début des années 1990, Pierre passe de moniteur à pêcheur plongeur. Sur la côte, il capture les violets et les oursins, deux produits méditerranéens typiques. À l'époque, la ressource est en bon état. Pierre en profite pour embaucher un matelot à bord, un passionné de pêche à la canne qui lui transmet rapidement le virus. En 2000, les violets et les oursins sont de plus en plus compliqués à trouver, la modification de l'écosystème, pollution aidant, est passée par là. Pierre raconte alors que les oursins plongeaient lentement vers le large pour retrouver des eaux froides... avant de mourir par phénomène de surpression en profondeur, un vrai calvaire.

Les beaux jours de l'hameçon

En 2004, Pierre troque les bouteilles contre les hameçons. Il quitte Marseille pour s'installer dans le Var. Entre l'Île du Levant et Porquerolles, il trouve son fief pour les palangres à denti, pagres et sars. Durant presque 10 ans il vit exclusivement de la pêche à l'hameçon sur la côte, le métier le plus sélectif de Méditerranée.

La quête du gros et le combat pour la défense des petits métiers

Dès 2015, Pierre obtient son autorisation de pêche de l'espadon aux palangres. Il achète le plus petit ligneur de Dieppe et l'adapte à la sauce Méditerranéenne. Sur son bateau, il adapte toute l'ergonomie, siège à l'arrière et panneau avec ses écrans de sondeur pour travailler seul dans le plus grand confort possible. Vient le Thon rouge en 2018, un métier qu'il peut également pratiquer pour diversifier au maximum sa pêche.

Localement, Pierre refuse de laisser s'écrouler les collectifs de petits métiers. Il s'investit au comité régional des pêches et permet de sauver la petite prud'homie (organisation de pêcheurs en Méditerranée) des Salins d'Hyères. Avec Benoit Guérin ils forment même une association avec une dizaine de petits bateaux pour financer la construction d'un laboratoire de préparation et de stockage à l'usage des pêcheuses et pêcheurs. Vente locale, transformation, les projets ne manquent pas. Et grâce à Pierre, c'est des dizaines d'autres petits bateaux varois que l'on  peut rencontrer pour les intégrer au réseau Poiscaille. Le collectif à l'état pur !

🐟 Espèces retrouvées le plus souvent chez Poiscaille : thon rouge, espadon, sar, pagre, denti

🎣 Techniques de pêche : Ligne

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Pas de chalut, pas de drague. Préservation des fonds marins avec des techniques de pêche douces.

Pas de chalut, pas de drague

Préservation des fonds marins avec des techniques de pêche douces.

Navires de moins de 12 mètres. Petite pêche côtière uniquement, le moins d’impact sur les écosystèmes.

Navires de moins de 12 mètres

Petite pêche côtière uniquement, le type de pêche qui a le moins d’impact sur les écosystèmes selon des critères objectifs.

Pêcheurs mieux rémunérés. Trente pourcent au dessus des prix du reste de la filière.

Pêcheurs mieux rémunérés

30% au dessus des prix du reste de la filière. Gagner plus tout en réduisant l’effort de pêche, c’est possible.