
De la mer Ă l'assiette : la vieille đ
Chez Poiscaille, on a Ă coeur de vous raconter l'histoire derriĂšre chaque panier de la mer : la zone exacte de pĂȘche, le port de dĂ©barque, le nom du pĂȘcheur et mĂȘme une partie de son histoire. Aujourd'hui, on vous dit tout sur la vieille. Avec sa robe multicolore, c'est l'un des poisson les plus fashion des cĂŽtes Bretonnes et Normandes. đ
La vieille, on l'attrape comment ? đŁ
La vieille est rarement ciblĂ©e par les pĂȘcheurs, car elle est mal valorisĂ©e. En criĂ©e, elle est achetĂ©e avec des prix au ras du varech : souvent moins de 50 centimes d'euros le kilo ! RĂ©sultat, elle finit souvent dans les casiers Ă homard, pour servir d'appĂąt. Sur certains Ă©tals elle sert mĂȘme uniquement de dĂ©coration, avec sa robe qui peut ĂȘtre rouge, verte ou jaune. Et elle finit Ă la poubelle Ă la fin de la journĂ©e. Aberrant, alors qu'elle est tout Ă fait comestible et dĂ©licieuse.
Pourtant, quand on Ă©coute les pĂȘcheurs de la pointe Bretonne, elle est apprĂ©ciĂ©e chez les habitants de la cĂŽte. On trouve des recettes sur les Ăźles de Ouessant, Groix ou Sein.
Chez Poiscaille, pas question de baisser les bras devant cet Ă©tat de fait et de laisser un poisson partir Ă la poubelle. Il est abondant et les pĂȘcheurs en capturent rĂ©guliĂšrement.
On l'achĂšte donc aux pĂȘcheurs toute l'annĂ©e Ă un bon prix. GrĂące Ă ces bons prix, les pĂȘcheurs gagnent plus et peuvent diversifier leurs prises : la clĂ© pour une pĂȘche durable.
Les vieilles de Poiscaille, elles viennent d'oĂč ? đ
Elle se plaßt dans les eaux fraßches et dans les zones rocheuses. On la retrouve majoritairement en Bretagne et en Normandie. Et les stocks se portent le bien. Manger des espÚces moins valorisées, c'est contribuer de maniÚre active à la consommation de poisson durable.

Quasiment tous les pĂȘcheurs Bretons et Normands du rĂ©seau nous en ont dĂ©jĂ proposĂ©. Parmi eux LoĂŻc Violon au Guilvinec et Mickael Jouis Ă Lanildut ! Thomas Le Gall, juste au dessus, dĂ©barque ses vieilles fraĂźchement pĂȘchĂ©es en baie d'Audierne.
Ă table avec la vieille đšđŒâđł - crue ou cuite !
En cuisine, ça n'est pas la plus évidente à dompter.
Les écailles sont épaisses, la chair ne supporte pas une cuisson trop forte. Alors les court-bouillons qui durent des heures ou les passages à 200°c, ce n'est pas pour elle. La cuisson basse température lui va bien, gare à ne pas prolonger la cuisson, au risque de rendre la chair un peu cotonneuse.
En ceviche, saisie au beurre, en fish & chips voire en acras, elle révÚle tout son potentiel. Ces recettes demandent quelques talents de filetage, attention à bien l'écailler avant pour faciliter le passage du couteau.
Dans les Casiers de la mer, ça se présente comment ?
Elle est vidée et pÚse entre 500 et 900 grammes. Une grosse piÚce peut donc remplir tout le panier de la mer. Une moyenne sera complétée de coquillages ou d'un crustacé. Et vous trouverez parfois deux piÚces, chacun la sienne !